LA FAUNE DU JARDIN : 2010 évolution de la diversité

L'année 2009 fut placée sous le signe des papillons et plus particulièrement celui des belles dames.

2010 aura été celle des abeilles sauvages et principalement les abeilles à longues antennes.

Voici quelques unes des espèces cotoyées dans mon jardin :

 

 

abeille 2 juillet 2010

 

Blonde ci-dessus ou brune ci-dessous,  deux abeilles assez communes.

 

abeille juillet 2010

 

 

Ces abeilles à longues antennes se sont blotties en début d'été à l'interieur des fleurs de mauves. Leur couleur semble avoir viré du roux au noir en quelques semaines (s'il s'agit bien de la même espèce) :

abeille longues antennes

 

 

 abeilles longues antennes 2

 

 

 

 

abeille eucera juillet 2010

 

 

Voici la plus petite abeille observée : peut-être une colette...

 abeille

 

Les abeilles charpentières font désormais partie des "habituées" du jardin. Leur présence inonfensive au coté des bourdons est un plaisir. abeille xylocope male

 

 

Autre découverte de l'année : cette abeille de la famille des Halictidae. Il s'agit très certainement d'un halictus (Il y a plusieurs variétés d'halictes comme pour tous les autres insectes). Leur abdomen est incroyablement long, ce sont des abeilles sauvage mais vivant dans des milieux habités par l'homme. On les appelle aussi abeilles de la sueur, car elles seraient attirées par la sueur humaine (ce que je n'ai pas constaté personnellement).

Elles sont aussi eusociales, ce qui veut dire qu'elles vivent en groupes d'individus divisés en castes fertiles et infertiles (comme les abeilles domestiques, les bourdons ou les guèpes par exemple). Elles nichent dans des terriers creusés dans le sol.

  abeille colette Photo 2539

 

 

Nouvelle recrue également : l'anthidie, appelée aussi abeille cotonière. La femelle ci-dessous récupére de la ouate sur ces fleurs duveteuse de stachys byzantina (oreilles de lapin) pour en faire son nid.

  anthidium femelle

 

Le male plus aggressif et belliqueux, est resté plusieurs jours dans les lavandes pour s'accoupler, très peu courtoisement avec les femelles, tout en chassant assez violement les bourdons et autres abeilles qui butinaient pacifiquement. 

anthidium manicatum aout 2010

 

 

Mon jardin participe à l' observatoire des papillons de jardins et à celui des bourdons.  

Ces programmes font appel aux jardiniers amateurs pour recenser certaines espèces sur le territoire français et suivre leur évolution sur le temps.

Tout comme l'abeille, le bourdon est un grand pollinisateur.

 

Le bourdon terrestre est le plus fréquent dans mon jardin. C'est aussi l'un des plus gros. J'ai pu en observer jusqu'à une quinzaine en même temps cette année, principalement sur les lavandes, les stachys et le buddleia. Moins attirés cette année par les mufliers (gueules de loup), sa préférence est allée vers la floraison abondante des lavandes. Il a été présent du printemps jusqu'au milieu de l'automne. Durant l'hiver seule les femelles fécondées survivent. Les nids se trouvent dans des galleries creusées dans le sol.

  bourdon terrestre

 

Ce petit bourdon des pierres est un tout petit peu plus rare. Je n'en ai compté que deux ou trois simultanément. Apparu au début de l'été, il est resté jusqu'en octobre. Il est aussi plus sauvage que le bourdon terrestre. Il construit ses nids dans les pierres. D'ou l'utilité de faire des aménagement en pierre ou conserver de vieux murs. Il a apprécié les fleurs de bourraches et la jachère fleurie.

  bourdon juillet 2010

 

 

C'est la première année ou je répère ce joli bourdon des champs tout doré. Assez commun malgré tout,  mais de plus en plus dérangé par les fauchage répétés des prairies. Il a coutume de faire son nid dans un trou au pied d'une touffe d'herbe.

bourdon oct 2010

 

 

Autre belle révélation de cette année 2010 : les syrphes.

Précieux auxilliaire du jardin : l'adulte est un grand polinisateur et les larves sont aphidiphages : elles se nourissent de pucerons.

Certains peuvent se confondre avec des guêpes ou des abeilles, mais ce sont en fait  des diptères (même espèce que les mouches) Ils n'ont donc pas de dard et ne piquent pas. autre différence : leur vol peut être très rapide et souvent stationnaire devant une fleur.

 

Ici un syrphe porte plume, plus problablement une femelle

  Syrphe porte plume 2

 

 

Un eupeodes, ce syrphe pond ses larves de préférence dans les arbres frutiers qu'elles débarassent de leur pucerons.

syrphe Photo 4142 (Small)

 

 

 

Un syrphe ceinturé, on le trouve fréquement près des conifères.

syrphe juin 2010

 

 

Les eristales sont aussi des syrphes :

syrphe eristalis sp .....juillet 2010

 

Les larves d'éristales se nourissent de matières organiques en décomposition issues des eaux usées par exemple. Elles contribuent par conséquent à la dépollution.  

 syrphe aout 2010

 

Les eristales sont parmis les meilleures pollinisatrices.

syrphe 2 juin 2010

 

ci-dessous une eristalis interrupta : 

syrphe Photo 3294 (Small)

 

 

Un des syrphe le plus mince et le plus petit : Bacha elongata 

  syrphe sept 2010 (Small)

 

 

La volucelle est le plus gros des syrphes. Sa ressemblence avec certains gros hymenoptères n'est pas fortuite. c'est pour mieux pouvoir pondre ses larves dans les nids de frelons ou de guêpes qui se nourrirront de cadavres et même du couvain. Leur rôle est donc essentiel dans le contrôle des populations de frelons.

  syrphe volucella sept 2010 (Small)

 

 

Les scolies font partie de la famille des guêpes. Leur présence illustre ici les diverses tentatives d'équilibre qui se mettent en place dans mon jardin. En effet les scolies sont des prédateurs pour les cétoines, qui ont commencés a étre nombreux cette année. Elle rentrent dans les galeries ou se trouvent les larves de ces scarabées et elles y déposent leurs oeufs. Plus tard l'oeuf devenu larve pourra dévorer son hote.  

scolie hirta sept 2010

 

 

L'isodontia capture d'autres insectes pour les amener dans son nid. Elle pond ensuite sur ses proies créant ainsi une réserve de nourriture pour ses larves.

Tout comme la scolie, elle a beaucoup apprécié les fleurs de menthe sauvage que j'ai du me résigner à ne pas couper.

scolie juillet 2010