LA FAUNE DU JARDIN 2009

Les insectes sont majoritaires sur cet album.
Mon petit appareil numérique ne me permettant pas de photographier à distance les oiseaux de mon jardin tels que les pies, les mésanges ou les geais par exemple.
Il s'est cependant révélé très performant pour les prises de vue très rapprochées jusqu'a 10 ou 15 cms de l'animal.
A mon grand regret je n'ai pu photographier les moro-sphinx qui m'ont régulièrement rendu visite. Le vol trop rapide de ces fabuleux papillons semblables à des colibris est bien trop difficile à capter distinctement.
Ces contraintes ont  été bénéfiques car finalement j'ai été obligé de regarder parfois ce qui était à ma portée et cela m'a donné de belle surprises...
Cette petite faune n'est pas là par hasard. La sélection des plantes installées dans le jardin sans utilisation de pesticides ni engrais, a rapidement donné des résultats sur ce terrain agricole entièrement nu il y a deux ans. Comme quoi il en faut peu pour inverser une tendance...




Au printemps le trèfle que j'avais semé à l'automne  à envahi une bonne partie du terrain. Les abeilles ont été les plus nombreuses à s'en régaler. Trop absorbées par leurs récoltes j'ai pu m'approcher à quelques centimétres et évoluer au beau milieu de leur groupe sans être inquiétée. 



L'année 2009 aura été exceptionnelle en ce qui concerne les migrations des belles dames en provenance du Magrebh. Les volontaires de l'observatoire des papillons de jardins ont pu observer des vols groupés de plusieurs centaines d'individus.
Mon trèfle et les giroflées leur ont beaucoup plu et elles se sont attardées dans mon jardin pendant plusieurs jours.





Cette belle dame à beaucoup voyagé : ses ailes abimées en attestent.


Un superbe flambé amateur de sauge ! Ce papillon est un des plus grands qu'on puisse trouver en France.
L'ocelle bleu surmonté d'orange qui se trouve sous ses ailes est un leurre pour les oiseaux. Il est censé représenter un oeil. Lorsqu'un oiseau pense attaquer à la tête, le papillon a le temps de s'envoler, amputé d'un bout d'aile peut-être, mais bien vivant.

 


Voila une bien gentille petite guèpe ! j'ai passé un temps fou à l'oberver (et elle aussi d'ailleurs)
je pensais qu'elle était solitaire....jusqu'a ce qu'elle invite des copines et qu'elles se mettent à aggrandir le nid pour y pondre. J'ai du me résigner à contre coeur a m'en débarasser : trop prés de ma porte d'entrée, trop nombreuses...





et oui les escargots ont des poils !





Les bourdons eux, préférent les gueules de loup et n'ont pas peur de s'y jeter dedans...



Du velours, on a envie de caresser...





un bel argus bleu, assez difficile à photographier, car il ne tient pas en place
Il existe un cinquantaine d'espèces d'argus. On les nomme aussi azurés.









une espèce d'abeille non identifié sur la plante à curry











Ce bombyle communément appelé mouche à fourrure, a de magnifique ailes nervurées.
Il n'est pas vraiment posé sur la fleur, comme les moro-sphynx ou les sphynx gazés il est plutôt en vol stationnaire.



Une drole de créature sur cette rose. On hésite à approcher le doigt en voyant ce dard à l'arrière.


un paon du jour, bien abimé, mais toujours très actif.
Lui aussi use de leurre. Ses deux ocelles passent pour deux grands yeux bleus censés
effrayer, dans un premier temps, l'agresseur.





Un chant inhabituel dans mon jardin m'a conduit vers le tronc de l'érable et surprise : une cigale !



Ces deux petites cicadelles sont de redoutables prédatrices, comparables aux cochenilles. Quelques unes sont apparues cet été...à surveiller.


Quelques pas de danse sur un arbre à papillons...







Le visionnage à l'écran avec un  zoom, m'a permi de constater que la tache rouge sur sa tête était en fait une blessure






















Il était une fois un papillon et une abeille....





Ce beau soucis s'est attardé jusqu'en novembre dans mon jardin. Il a d'abord joué l'éffarouché lorsque j'ai voulu le photographier, puis j'ai cessé de le suivre et il est revenu tout simplement, de plus en plus près. J'ai fait plusieurs clichés et en les visionnant,  j'ai eut la surprise de découvrir celui qui illustre mon haïku
"la fée papillon". Un rayon de soleil au bon moment avait rendu ses ailes translucides pour créer une véritable "apparition".


Allez ! encore une photo...


Ce que j'avais pris au départ pour un gros bourdon noir était en fait une abeille charpentière ou xylocope j'en ai eut 2 qui ont adopté mon jardin pendant tout l'été, elles aussi très friandes des gueules de loup. J'ai donc fini par leur donner un nom. Je vous présente donc Musashi avec sa rayure jaune et Anakin tout en noir...
















Tous ces insectes s'y sont donné à coeur joie dans les giroflées
Leurs magnifiques carapaces rappellent des dessins d'armures de samouraïs












Une mante religieuse qui s'est pris les pattes dans des fils ou des poils ??




L'incontournable coccinelle à sept points, si photogénique sur ce fenouil.



Oh ! Merveilles des merveilles, je n'en reviens pas moi même d'avoir rencontré dans mon jardin cette chenille de Machaon. Madame aime beaucoup les carottes et le fenouil sauvage et ça ce voit...







un peu d'inspiration pour les couleurs d'un nouveau TGV ?











Sur ce bleuet de ma prairie fleurie de petit insectes tout juste visibles





et aussi de superbes couleurs














magnifique carapace également pour cette punaise de jardin...

Un hommage à ces précieux auxilliaires du jardin.
En creusant des galeries jusqu'à deux mètres de profondeur il permet d'aérer et de drainer la
terre. Il fait descendre les élements nutritifs présents en surface et remonte des oligoéléments.
Les engrais et pesticides appauvrissent la terre et déciment cette population.






























Voila qu'en cherchant à ranger, je trouve en ce mois de novembre, sous une tuile, ce petit crapeau bien à l'abris.
La tuile est resté sur place et j'ai recouvert le tout d'un petit matelas de feuilles pour tenir plus chaud.
Le crapaud est précieux pour protéger les légumes du potager. Il est en effet grand consommateur de limaces et de fourmis. Voila pourquoi il vaut mieux éviter, entre-autre, les produits anti-limaces qui risquent de l'empoisonner.






Les limaces sont aussi utiles, elles contribuent à la transformation de l'humus et bien sur font partie de la chaine alimentaire. Elles nourissent les crapeaux, les grenouilles, les oiseaux et plus particulièrement les rapaces noctures tels que les chouettes et hiboux et leurs oeufs nourissent les larves de lucioles! 
J'ai appris aussi que les limaces affectionnent particulièrement les paillis et que cela peut les détourner des autres plantes. J'attend donc l'année prochaine pour vérifier cette thèse.