Faire son compost, c'est pas plus difficile que le tri sélectif.

Publié le par SaLmiagondis


          Le recyclage des déchets végétaux devrait être systématique dans les foyers,
          au moins pour ceux qui disposent d'un petit lopin de jardin.
          Il est abérant de mettre dans les poubelles qui partiront à l'incinération, les
          épluchures de légumes par exemple.
          Cela a un coût pour la collectivité, ça brûle difficilement,  et il est bien dommage  
          de ne pas en profiter et d'aller ailleurs acheter au prix fort des engrais naturels  
          ou pas.
          Les articles et les ouvrages sur le compost sont nombreux pour qui souhaite s'y  
          mettre. Je ne me permettrais donc pas de rentrer ici dans les détails.


Je donnerais juste quelques petits conseils d'organisation pour prouver que cette pratique peut très facilement rentrer dans nos habitudes comme l'est devenu le tri de nos déchets ménagers.
Lorsqu'on dispose de peu de temps dans la journée il n'est pas nécessaire d'amener tous les jours les déchets végétaux de notre cuisine au composteur. Il suffit de trouver un seau que l'on peut placer dans le placard en dessous de l'évier par exemple ou bien une poubelle avec couvercle et le reflexe est vite adopté : les épluchures pour la préparation de la soupe partent en 2 secondes dans cette poubelle dédiée. On a deux pas à faire pour se débarasser des épluchures du kiwi ou de la pomme consommés pour caler un petit creux.
Le week end ou un jour ou il ne pleut pas, il suffit d'aller vider le tout dans le jardin.

Pour ce qui est du composteur,  les choix vont du plus simple au plus complexe. Les méthodes les plus simples consistant soit à se procurer un composteur dans la plupart des mairies ou l'acheter en magasin, soit, si l'on dispose d'un grand jardin le mettre en tas dans un endroit discret et ombragé, soit  fabriquer soit même avec quelques planches un "enclos" d'un mettre cube environ (solution pour laquelle j'ai opté personnellement). Et toujours en contact direct avec la terre, pour que les vers puissent "coloniser" les lieux.

Comme pour le tri des déchets, il convient de respecter quelques règles notamment en évitant de mettre au compost certaines choses.

Sont à proscrire :
          - les restes de viandes
          - les litières d'animaux carnivores
          - l'ail : c'est bien connu, est un vermifuge, les vers n'apprécieraient donc pas
          - le verre, le plastique, le métal : il y a les caissettes de tri pour ça.

Une fois dans le composteur, il vaut veiller à garder une certaine aération en mélangeant des matières séches (et carbonnées) : branchages, cartons... et des matières humides (plutôt azotées)  : épluchures, tontes de pelouses... Si le tas est bien compact il faut penser à mélanger de temps en temps avec un baton ou une fourche et si le compost devient trop sec arroser un peu. On conseille de mélanger 1 portion de matière carbonnée à 2 de matière azotée.


Quelques adresses pour approfondir vos connaissances et vos pratiques :

- la 
fiche compostage sur le site de  l'ADEME
- le
compostage.info un site belge

et le très ludique "Petit livre du compost" de l'anglais Allan Shepherd traduit aux éditions Larousse (pour 4,90 euros)


Publié dans Jardinage

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