1915 : pendant la guerre, l'orchestre jouait Waltzing Matilda

Publié le par SaLmiagondis


11 novembre : l'occasion d'écouter Shane Mac Gowan et "The band played Waltzing Matilda".
La chanson fait allusion à cet épisode de la bataille des Dardenelles ou des journaliers agricoles australiens avaient été enrolés pour combattre contre les turcs.

A l'origine "Waltzing Matilda" est une célébre chanson australienne (quasiment l'hymne australien) qui raconte l'histoire d'un journalier qui vole un mouton et qui au moment d'être capturé préfére se noyer dans un étang. Le fantôme hante toujours les lieux...
Matilda...c'est une couverture. Celles que portaient toujours avec eux ces journaliers. En marchant la couverture semblait valser dans leurs dos.

Après l'échec de la bataille en mer dans les Dardanelles, c'est ce même "hymne",  que joue l'orchestre dans le bateau qui débarque la troupe de soldats australiens qui vont engager un combat terrestre à Gallipoli, le 24 avril 1915. Les soldats Ottoman étaient mieux organisés que prévu et les combats vont provoquer un véritable carnage : 48000 morts chez les alliés, 70000 chez les ottomans. Pour les rescapés les blessures sont terribles : amputations, blessures maxillo-faciales (les gueules cassées des australiens...)

Voici la version des Pogues chanté par Shane mC Gowan de cette voix si caractéristique. Un travail de plusieurs années sculptés par des hectolitres de whisky, de Guiness et peut-être de milliers de cigarettes fumées !!!
Outre la version d'origine chanté par le compositeur  Eric Bogle, "The band played Waltzing Matilda à aussi été reprise entre autre  par Joan Baez et les Dublinners.




en voici les paroles (traduites en dessous)

When I was a young man I carried my pack
And I lived the free life of a rover
From the Murrays green basin to the dusty outback
I waltzed my Matilda all over
Then in nineteen fifteen my country said Son
It's time to stop rambling 'cause there's work to be
Done
So they gave me a tin hat and they gave me a gun
And they sent me away to the war
And the band played Waltzing Matilda
As we sailed away from the quay
And amidst all the tears and the shouts and the
Cheers
We sailed off to Gallipoli

How well I remember that terrible day
the blood stained the sand and the water
And how in that hell that they called Suvla Bay
We were butchered like lambs at the slaughter
Johnny Turk he was ready, he primed himself well
He us with bullets, he rained us with
Shells
And in five minutes flat he'd blown us all to hell
Nearly blew us right back to Australia
But the band played Waltzing Matilda
As we stopped to bury our slain
And we buried ours and the Turks buried theirs
Then started all over again

Now those
In mad world of blood, death and fire
And for weeks I kept myself alive

Then a big Turkish shell knocked me arse over tit
And when I woke up in my hospital bed
And saw what it had done, I wished I was
Dead
Never knew there were worse things than dying
no more I'll go waltzing Matilda
the green far and near
For to hump tent and pegs, a man needs two legs
No more waltzing Matilda for me

So they collected the cripples, the wounded
Maimed
And they shipped us back home to Australia
, the blind insane
Those proud wounded heroes of Suvla
And as our ship pulled into Circular Quay
I looked at the place where legs used to be
And thank Christ there was nobody waiting for me
To grieve and to mourn and to pity
And the band played Waltzing Matilda
As they carried us down the gangway
But nobody cheered, they just stood and stared
turned all their faces away

And now every April I sit on my porch
And I watch the parade pass before me
my old comrades, how proudly they march
Reliving dreams of past glory

The forgotten heroes a forgotten war
And the young people ask , "What are they
Marching for?"
And I ask myself the same question
And the band plays Waltzing Matilda
And the old men answer to the call
But year after year their numbers get fewer
Some day no one will march there at all

Waltzing Matilda, Waltzing Matilda
Who'll a-waltzing Matilda with me?

traduction : 

Quand j'étais un jeune homme j'ai porté mon sac
Et j'ai vécu la vie libre d'un vagabond
Des verdoyants bassins de Murrays à la savane poussiéreuse
Et ma couverture valsa tout du long
Mais en 1915 mon pays dit désolé fils
Il est temps d'arrêter de divaguer car il y a du travail qui doit être fait
Alors ils m'ont donné un casque en étain et un fusil
Et ils m'ont envoyé au loin à la guerre
 
Et l'orchestre jouait Waltzing Matilda
Tandis que nous nous éloignons du quai
Et au milieux de toute les larmes, de tout les cris et de tout les remerciements
Nous sommes partis pour Galipoli
 
Et ô combien je me souviens de ce terrible jour
Comment le sang tacha le sable et l'eau
Et comment dans cette ville qu'ils appellaient Sulva bay
Nous fûmes charcutés comme des agneaux à l'abattoir
L'étranger turc était prêt il s'était bien préparé
Il nous chassa avec des balles et fit pleuvoir des bombes
Et en 5 petites minutes il faillit nous envoyer tous en enfer
Il nous souffla presque jusqu'en Australie
 
Mais l'orchestre jouait Waltzing Matilda
Tandis que nous arrêtions d'enterrer nos morts
Nous avons enterré les notres et les turcs les leurs
Et nous avons encore recommencé
 
Maintenant ceux qui ont été laissés eh bien nous essayions de survivre
Dans un monde mauvais de mort sanglante et de feu
Et pendant 10 semaines épuisantes je me suis gardé en vie
Mais autour de moi les corps s'empilaient plus haut
Alors un bombardement turc me blessa au cul
Et je me suis réveillé dans mon lit d'hopital
J'ai vu ce que ça avait fait et j'ai souhaité être mort
Je n'avais jamais su qu'il y avait des choses pires que mourir
 
Car je ne ferais plus valser ma couverture autour de moi
Tout autour des verts buissons loins et près
Pour porter sa tente et ses piquets un homme à besoin de ses deux jambes
Plus de Waltzing Matilda pour moi
 
Alors ils ont collectés les estropiés, les blessés, les mutilés
Et il nous renvoyé à la maison en Australie
Le manchot, le cul-de-jatte, l'aveugle, le fou
Ces fiers heros blessés de Sulva
Et tandis que nos vaisseaux étaient tirés dans Circular Quay
J'ai regardé l'endroit où mes jambes avaient pour habitude d'être
Et j'ai remercié le Christ qu'il n'y ait personne qui m'attendais
Pour me plaindre, pour pleurer et pour avoir pitié
 
Et l'orchestre jouait Waltzing Matilda
Tandis qu'ils nous portaient en descendant l'allée
Mais personne ne remercia ils se tinrent juste et fixèrent
Et ils détournèrent leurs visages
 
Et maintenant à chaque Avril je m'assois sous mon porche
Et je regarde la parade passer devant moi
Et je regarde mes vieux camarades marcher fièrement
Se remmémorant des vieux rêves de gloire passée
Et les vieux hommes marchent lentement tous courbés, raides et endoloris
Les héros oubliés d'une guerre oubliée
Et les jeunes gens demandent "Pourquoi marchent ils ? "
Et je me pose la même question
 
Et l'orchestre joua Waltzing Matilda
Et le vieil homme répond à l'appel
Mais année après année leur nombre diminue
Un jour plus personne ne marchera là
 
Waltzing Matilda
Waltzing Matilda
Qui viendra faire balancer sa couverture avec moi
Et leurs fantômes doivent être entendus tandis que tu passe le Billabong
Qui viendra faire balancer sa couverture avec moi


Et voici une version de Waltzing Matilda la célébre chanson australienne que jouait l'orchestre, avec une petite animation assez amusante  :


avec les paroles et la traduction en dessous  :

Once a jolly swagman camped by a billabong,
Under the shade of a
coolibah tree,
And he sang as he watched and waited till his billy boiled
"You'll come a Waltzing Matilda, with me."

Waltzing Matilda, waltzing Matilda

You'll come a-waltzing Matilda, with me.

And he sang as he watched and waited till his billy boiled,

"You'll come a-waltzing Matilda, with me."

Down came a jumbuck to drink at the billabong,
Up jumped the swagman and grabbed him with glee,
And he sang as he shoved that jumbuck in his tucker bag,
"You'll come a-waltzing Matilda, with me".

Waltzing Matilda, Waltzing Matilda

You'll come a-waltzing Matilda, with me.

And he sang as he shoved that jumbuck in his tucker bag,

"You'll come a-waltzing Matilda, with me".

Up rode the squatter mounted on his thoroughbred
Down came the troopers, one, two, three,
"Who's that jolly jumbuck you've got in your tucker bag?"
"You'll come a-waltzing Matilda, with me".

Waltzing Matilda, waltzing Matilda

You'll come a-waltzing Matilda, with me.

"Who's that jolly jumbuck you've got in your tucker bag?",

"You'll come a-waltzing Matilda, with me".

Up jumped the swagman, sprang into the billabong,
"You'll never catch me alive," said he,
And his ghost may be heard as you pass by the billabong,
"You'll come a-waltzing Matilda, with me.".

Waltzing Matilda, waltzing Matilda

You'll come a-Waltzing Matilda, with me.

And his ghost may be heard as you pass by the billabong,

"You'll come a-waltzing Matilda, with me."

 

 

 

Un jour, un brave journalier campait près d'un point d'eau,
A l'ombre d'un eucalyptus,
Et il chantait, en attendant de voir bouillir l'eau de sa gamelle:
« Tu vas venir avec moi valser, Mathilde. »

On va valser, Mathilde, On va valser, Mathilde,

« Tu vas venir avec moi valser, Mathilde. »

Et il chantait en attendant de voir bouillir l'eau de sa gamelle:

« Tu vas venir avec moi valser, Mathilde. »

Un mouton est descendu pour boire au point d'eau,
Le gars a bondi et l'a empoigné en rigolant,
Et il chantait en fourrant le mouton dans son balluchon :
« Tu vas venir avec moi valser, Mathilde. »

On va valser, Mathilde, On va valser, Mathilde,

« Tu vas venir, Mathilde, valser avec moi. »

Et il chantait tout en fourrant le mouton dans son balluchon :

« Tu vas venir avec moi valser, Mathilde. »

Arriva le propriétaire, monté sur son pur sang,
Suivi de un, deux, trois policiers à cheval,
« À qui est ce mouton que tu as mis dans ton balluchon ? »
« Tu vas venir avec moi valser, Mathilde. »

On va valser, Mathilde, On va valser, Matilde,

« Tu vas venir avec moi valser, Mathilde. »

«  À qui est ce mouton que tu as mis dans ton balluchon ? »

« Tu vas venir avec moi valser, Mathilde. »

Le journalier a bondi et s'est jeté dans le billabong,
« Vous ne m'aurez jamais vivant » il a dit,
Et on peut entendre son fantôme en passant près du point d'eau :

« Tu vas venir avec moi valser, Mathilde. »

On va valser, Mathilde, On va valser, Matilde,

« Tu vas venir avec moi valser, Mathilde. »

Et on peut entendre son fantôme en passant près du point-d'eau :

« Tu vas venir avec moi valser, Mathilde. »

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